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L’innovation, une perpétuelle remise en question

    

Les start-up suisses ont levé près de 2,3 milliards de francs en 2019, soit près du double qu'en 2018. La tendance est similaire dans le canton de Vaud, avec 456 millions de francs. Preuve que l’innovation est plus que jamais au cœur de notre écosystème.

La tendance observée ces dernières années se confirme: les fonds levés par les start-up suisses ne cessent d’augmenter, un phénomène que l'on observe également dans le canton de Vaud. Formation, recherche, financement, politique économique libérale: de nombreux facteurs expliquent comment l’innovation est devenue un moteur de notre économie. Ce dynamisme particulier a d’ailleurs été mis en évidence dans une vaste étude produite par la CVCI, la BCV et Innovaud, intitulée «Vaud innove». L’occasion de dresser un état des lieux de la situation dans le Canton et de réfléchir aux améliorations possibles.

Des raisons de se réjouir…

Nos Hautes écoles constituent bien entendu le berceau de cette innovation, non seulement au niveau de la recherche, mais également par le transfert de technologies grâce au grand nombre de start-up qui en sont directement issues. Le potentiel de ces dernières se mesure aussi par les nombreuses levées de fonds réalisées. A titre d’exemple, les jeunes pousses de l’EPFL ont levé plus de 285 millions de francs l'an dernier. Ces fonds proviennent majoritairement d’investisseurs étrangers, signe de l’attractivité et de la qualité des projets développés. Le risque existe cependant de voir des activités aux fortes retombées économiques quitter le pays. L’analyse des reprises de sociétés durant les dix dernières années montre toutefois que la présence d’investisseurs globaux a eu un impact bénéfique sur l’économie.

La force d’innovation repose principalement sur le secteur privé - pas uniquement dans les grands groupes - et sur des activités très variées. La Suisse détient par exemple le record du nombre de brevets déposés par habitant. De plus, considéré comme prudent, pour ne pas dire allergique au risque, l’entrepreneur suisse voit son image évoluer. En particulier en Suisse romande, où la perception d’opportunités liées à l’entrepreneuriat atteint désormais un niveau supérieur à la moyenne nationale.

… mais des efforts à fournir

La Suisse figure en tête des classements d'innovation depuis de nombreuses années, ce qui est flatteur. Il ne faut toutefois pas se reposer sur nos lauriers. Les conditions-cadres jouent un rôle important pour les entreprises. «Vaud innove» démontre que des améliorations doivent être entreprises à cet égard. Une prise de conscience significative a eu lieu au niveau politique, car l’État accompagne l’innovation par le biais de nombreux outils. Mais il reste du chemin à parcourir. La création d’entreprise, en particulier, est un parcours semé d’embûches qui pourrait être simplifié. La fiscalité des personnes morales a pu être réglée, au niveau cantonal puis fédéral, mais la problématique de l’imposition de la fortune pour les entrepreneurs propriétaires ou actionnaires de leur société demeure.

L’innovation, par définition, fait l’objet d’une perpétuelle remise en question. Son accompagnement doit être au centre des réflexions des institutions économiques, de recherche et d’enseignement, des pouvoirs publics et politiques et, bien sûr, des entreprises. Car elle bénéficie, tout comme le progrès, à la prospérité de l’ensemble des citoyens vaudois. Notre tissu économique l’a bien assimilé : innover est une question de survie. Aux autorités d’intégrer cette exigence pour adapter au mieux les conditions-cadres.

Écrit par :

Patrick Zurn

Responsable économique

Contact

Philippe Miauton

Responsable du dossier "Europe - Bilatérales"