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Fonds climat : NON à une voie dangereuse pour la Suisse

    

Lausanne, 4 février 2026Les partisans du NON au fonds climat ont présenté leurs arguments devant les médias vaudois, mercredi 4 février, dans les locaux de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie, à Lausanne. Les Conseillères nationales Jacqueline de Quattro (PLR) et Céline Weber (Verts libéraux), les députés Jean-François Thuillard (UDC) et Philippe Miauton (PLR), ainsi que le Municipal d’Yverdon-les-Bains Christian Weiler (PLR) ont souligné les points négatifs de cette initiative soumise au peuple le 8 mars prochain.

Pour tous ces élus, s’il est accepté, le fonds climat imposerait de sacrifier d’autres tâches essentielles de la Confédération. Le fonds climat mobiliserait entre 5 et 10 % du budget annuel de la Confédération, qui avoisine les 80 milliards de francs, soit plusieurs milliards de francs chaque année.

Ces milliards devraient être pris ailleurs - prélevés sur le budget existant ou financés par l’endettement. Cela signifie concrètement moins d’argent pour la santé, la sécurité, les prestations sociales, la formation, les infrastructures ou l’agriculture. Le Conseil fédéral lui-même souligne dans son message que le fonds pèserait sur d’autres domaines d’action et évincerait des investissements nécessaires. 

La Confédération n’a pas de ressources illimitées. Chaque franc consacré au fonds climat est un franc qui manque pour d’autres prestations essentielles et attendues par la population. Ce fonds crée une concurrence directe et dangereuse entre les priorités de l’État, dans un contexte financier déjà tendu.

Danger pour la sécurité du pays

Jacqueline de Quattro a relevé que la Suisse serait contrainte de réduire drastiquement ses dépenses dans la sécurité, alors que notre pays doit impérativement se préparer à faire face à un conflit international.

Sur le plan de l’environnement et du climat en particulier, le cadre légal actuel, notamment la Loi climat, vise à atteindre des objectifs clairs dans la mesure de nos moyens. Le fonds climat n’accélérera pas le processus, selon Céline Weber.

L’agriculture sera aussi victime de ce fonds climat, s’il est accepté : pour le financer, la Confédération pourrait être contrainte de recourir au budget agricole actuel, alors que les agriculteurs fournissent déjà des prestations climatiques massives, souligne Jean-François Thuillard.

Coûts de la santé en hausse

Directeur d’EMS, Christian Weiler observe de son côté que le secteur de la santé est en souffrance financière et que les coûts ne font qu’augmenter. Détourner des moyens vers le fonds climat aggraverait la crise des soins et favoriserait encore la hausse des primes.

Enfin, sur le plan économique, il faudrait relever la TVA de 2,5 points pour financer le fonds, selon le Conseil fédéral, ce qui serait difficilement supportable pour les familles comme pour les entreprises, argumente Philippe Miauton, par ailleurs directeur de la CVCI. Une autre solution serait d’augmenter l’impôt fédéral direct de 28%, ce qui serait tout autant inacceptable. Ce fonds reviendrait donc à creuser massivement la dette et le frein à l’endettement, inscrit à l’article 126 de la Constitution serait remis en cause. Surtout, l’augmentation des dettes aujourd’hui signifie des hausses d’impôts demain.

Toutes et tous s’accordent : le fonds climat conduit la Suisse sur une voie dangereuse, contraire à sa tradition de finances publiques solides, responsables et durables. Une politique climatique crédible ne peut pas reposer sur l’endettement massif et la mise sous pression des autres tâches de l’État.


RENSEIGNEMENTS

https://fonds-climat-non.ch/


CONTACTS

  • Jacqueline de Quattro, 079 305 51 90
  • Céline Weber, 079 460 94 71
  • Jean-François Thuillard, 079 689 78 83
  • Christian Weiler, 079 433 48 26
  • Philippe Miauton, 079 277 68 41
Contact

Romaine Morard Nidegger

Responsable du dossier Relations extérieures