Le président américain, Donald Trump, est attendu dès le 21 janvier au Forum économique mondial (WEF) de Davos. Au vu de ses frasques à répétition au cours des derniers mois, nul doute que le chef d'Etat fera souffler le show et le froid sur les hauteurs grisonnes.
Les yeux du monde s'apprêtent à se braquer sur Davos, où va s'ouvrir lundi prochain le Forum économique mondial pour cinq jours. Le WEF réunit depuis 1971 des patrons de multinationales, des banquiers, de hauts responsables politiques et des intellectuels influents provenant de la planète entière. L'événement prendra cette année un relief particulier avec la venue de Donald Trump. Que nous réservera l'imprévisible président de la nation la plus puissante?
On croyait avoir tout vu…
Il faut dire que le locataire de Maison Blanche multiplie les coups déconcertants depuis le début de son second mandat, il y a presque une année. Hausse des droits de douane tous azimuts, politique pour le moins erratique sur l'Ukraine, retrait d'innombrables organisations internationales, prétentions territoriales sur la Groenland, menaces sur la Réserve fédérale, etc. On croyait avoir tout vu mais l'exfiltration, en ce début d'année, du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse à la suite d'une attaque à grande échelle a rappelé à un monde médusé que, décidément, rien ne l'arrêtait. Un soupçon de «Realpolitik» que n'aurait pas reniée Henry Kissinger.
Vu de Suisse et de la plupart des pays attachés au respect du droit et des institutions démocratiques, Donald Trump représente une énigme insoluble. Dans une récente interview accordée au «New York Times», dans laquelle on lui demandait s'il voyait une seule limite à ses actions à l'étranger, le président américain a répondu: «Oui, il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C'est la seule chose qui peut m'arrêter. Je n'ai pas besoin du droit international», a-t-il ajouté, assurant qu'il «ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit.»
Faire face à l'imprévisibilité
Face à tant d'imprévisibilité, l'économie fait le dos rond en attendant l'écoulement du mandat présidentiel. Encore trois ans à tenir, c'est bien long. C'est pourquoi notre pays doit poursuivre une politique destinée à diversifier ses débouchés en multipliant les accords bilatéraux. Ceux que la Suisse a négociés avec l'Union européenne ne sont pas les moindres: il s'agira de convaincre la population ces prochains mois pour qu'ils se concrétisent.
La CVCI, de son côté, va continuer à militer en faveur de cet esprit d'ouverture. Elle en fournira d'ailleurs une illustration lors du WEF, où elle organise avec son homologue neuchâteloise (CNCI) une soirée de réseautage pour montrer le potentiel d'innovation et d'investissements des cantons de Vaud et de Neuchâtel. Nous vous en rendrons compte par le texte et l'image dans la prochaine édition de notre magazine «demain».
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