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Politique sociale Retour

L’AVS au point de rupture

    

L’équilibre, rien que l’équilibre… et uniquement pour quelques années. Le défi de la santé financière de notre système AVS sera le principal enjeu de la votation du 25 septembre prochain. Soyons honnêtes, cela nous pend au nez depuis un certain nombre d’années. Ratio de personnes actives par rapport aux retraités, espérance de vie croissante : toutes ces réalités obligent à enfin réussir une réforme. Sans quoi ce système constitutif de la solidarité de notre prévoyance et de la prospérité de notre population tombera de manière brutale et exponentielle dans les chiffres rouges.

Pourtant, se résoudre à trouver des financements supplémentaires ne passe jamais comme une lettre à la poste. Et les moyens pour y parvenir d’autant moins. Les sujets de votation du 25 septembre prochain sur la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants, ainsi que sur le financement additionnel par le biais d’un relèvement de la TVA, doivent nous amener à nous poser une question. Souhaitons-nous prendre le risque de ne pas adapter notre système à l’évolution démographique et que le versement des rentes soit simplement compromis, voire largement déficitaire ? 

Si l’on se penche sur les cinq principales mesures de ce projet AVS 21, on remarque qu’il est le fruit d’un compromis. D’abord, un compromis générationnel, comme toujours dans ce dossier, entre actifs et retraités. Un compromis hommes-femmes ensuite, puisque l’égalisation des âges de la retraite ferait travailler ces dernières une année supplémentaire, non sans des compensations nécessaires pour atténuer cet effort certain. Compromis aussi parce que ce projet prévoit des incitations à travailler plus longtemps mais, surtout, que des notions de flexibilisation intéressante de départ à la retraite sont introduites, permettant une adaptation aux réalités de la vie. Enfin, compromis parce que tout cela s’accompagne d’une hausse de la TVA à laquelle l’ensemble des consommateurs contribuera.

AVS 21 vient apporter une solution nécessaire à un problème à court terme. Il n’existe pas de plan B, et si nous rechignons à prendre conscience de cette nécessité, les réformes qui s’imposeront à moyen terme seront particulièrement douloureuses.    

Écrit par :

Philippe Miauton

Directeur de la CVCI