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Movement Skis va au-devant des nouvelles tendances

Quel est le point commun entre les championnes de ski alpinisme genevoise Séverine Pont Combe et morgienne Jennifer Fiechter, le champion français de freeride Aurélien Ducroz et le jeune espoir fribourgeois de freestyle Thibault Magnin ? La tribu Movement… tous ces athlètes chaussent des skis fabriqués par la société basée à Puidoux. 

Une bonne vingtaine de collaborateurs s'activent dans les locaux spacieux et lumineux qui jouxtent l'autoroute A9, dans un complexe industriel rénové. Movement Skis… c'est le descendant des snowboards Wild Duck, produits jusqu'en 2001. Une autre marque connue mondialement dans l'univers du sport d'hiver. "Mais la concurrence nous a obligés à nous réinventer au cours des années 1990. Les grandes marques s'étaient lancées elles aussi dans le snowboard. Les skis taillés, le carving, faisaient leur apparition. Le snowboard était alors aussi en rapide perte de vitesse. Nous avons décidé de nous lancer dans la fabrication de skis, mais avec notre culture, axée sur le plaisir de la pratique sportive. On nous a d'abord pris pour des fous", raconte Dominik Pretti, executive manager chez Movement Skis.  Le premier prototype sort des ateliers en 97-98, puis la commercialisation démarre véritablement en 2001. "Depuis, c'est une jolie histoire. Nous nous sommes rapidement développés dans le ski de randonnée, qui s'est démocratisé à une vitesse fulgurante, avec toujours plus de pratiques différentes : le rando alpinisme, la rando sportive, la rando de haute montagne, le freerando… Le public se réapproprie différemment la montagne, l'été également", poursuit Dominik Pretti.  Ce marché en évolution, Movement l'aborde en réagissant au quart de tour aux nouvelles tendances. Mais c'est un marché difficile, évidemment tributaire, en premier lieu, de la météo. "Rappelez-vous l'an dernier, il faisait 15 degrés en novembre en station. Nos produits sont des articles de niche, destinés à une clientèle de passionnés qui achètent dès que les sommets se parent de blanc. Il suffit d'un début de saison pauvre en flocons pour que la marche des affaires s'en ressente immédiatement. La saison 2016-17 semble bien partie, mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours trop tôt", sourit Dominik Pretti. "Le franc fort constitue toutefois un défi encore plus grand. Nos affaires ont été secouées en 2011 lorsque le franc avait touché la parité avec l'euro avant que la Banque nationale suisse n'instaure le cours plancher de 1,20 franc pour un euro. Puis il y a eu l'abandon de cette mesure en janvier 2015. Nous avons dû nous adapter en abaissant nos prix de 15 à 30 %. Un retour vers la parité serait extrêmement difficile, voire catastrophique. Nous n'arriverions plus à nous mettre à niveau avec des marchés comme l'Italie, où les salaires moyens sont de l'ordre de 1500 à 2000 euros par mois", commente Serge Baud, directeur et fondateur de Wild Duck SA. Tiens, l'on parle toujours de Wild Duck SA ? La fabrication des snowboards ne s'est-elle pas arrêtée il y a quinze ans ? Quelques explications s'imposent… La société qui possède la marque Movement Skis se nomme toujours Wild Duck SA (dont les origines en tant que marque remontent à 1981-82). Cette entité chapeaute deux structures : d'un côté Movement Skis, qui vend les produits de sa propre marque, de l'autre Casoar SA, société de distribution de divers autres produits. Parmi eux figure le Coq Sportif, une marque appartenant à la société d'investissements montreusienne Airesis, cotée à la Bourse suisse, qui a pris 92 % de Wild Duck SA en 2015, Serge Baud restant aux commandes avec une participation minoritaire. Movement produit entre 25 000 et 32 000 skis par an en Tunisie, dans sa propre usine, acquise en 2004. Le site occupe entre 80 et 150 collaborateurs, selon les périodes de l'année. Le chiffre d'affaires réalisé dans le ski se situe entre 8 et 9 millions de francs. La Suisse absorbe 40 % des produits, le reste étant exporté principalement dans les pays alpins, mais aussi au Japon ou aux Etats-Unis.  Philippe Gumy www.movementskis.com

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