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AccueilPolitiqueVotationsNon à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine

Un frein pour la recherche et l’économie

Le peuple suisse décidera s’il veut interdire ou pas l’expérimentation animale et humaine le 13 février prochain.  S’il l’accepte, les effets seraient considérables pour la recherche, notre système de santé et notre économie. Que savons-nous de cette pratique ?

L’expérimentation animale en Suisse est soumise à des dispositions légales strictes, qui ont pour but de contrôler les techniques et protéger autant que possible les animaux de souffrances inutiles. Depuis 1980, la pratique diminue. En 2019, moins de 600'000 animaux ont été utilisés pour la recherche. Moins de 60% des expériences sont menées par des hautes écoles ou des hôpitaux. Bien que l’on ne puisse pas encore remplacer toutes les expériences sur les animaux, de nombreuses méthodes de substitution se développent. Le principe des 3R (Replace, Reduce, Refine), dont l’objectif est de limiter autant que possible ces habitudes, en est une.

Les effets d’une acceptation populaire, en début d’année prochaine, seraient considérables. L’interdiction voulue ne s’arrêterait pas à l’usage, mais également à l’exportation et l’importation des produits issus de l’expérimentation animale. L’approvisionnement en médicaments ne nous serait plus garanti, nous isolant par conséquent des progrès médicaux. Le risque de voir éclore un marché noir des médicaments et un système de médecine à deux vitesses est à craindre.

De fait, l’initiative se solde par des interdictions de recherche et affaiblit l’attrait du pôle de recherche et d’innovation suisse. Un pilier central du succès et de la prospérité de notre pays est remis en cause. La menace est réelle de voir des instituts et entreprises quitter notre pays avec des pertes d’emplois à la clé.

Interdire l’expérimentation animale en Suisse permettrait certes de rassurer certain esprit soucieux du bien-être animal, mais n’empêchera pas que ces tests scientifiques ne se fassent à l’étranger, où les conditions en matière de protection des animaux sont souvent moins strictes qu’ici.

Oriane Engel
Juriste et chargée de dossier politique