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Assemblée générale 2015 de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie

    
Lausanne, le 11 mai 2015 - Quelque 750 personnes se sont réunies ce lundi 11 mai à Beaulieu-Lausanne à l'occasion de l'Assemblée générale 2015 de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) à Beaulieu-Lausanne. Dans son discours, la directrice Mme Claudine Amstein a plaidé pour une refonte de nos lois et réglementations, qui ont tendance à devenir toujours plus denses, complexes et coûteuses pour les entreprises. Les membres ont par ailleurs adopté une modification des statuts de l'association, qui s'adapte ainsi à la nouvelle stratégie de la Chambre, présentée par M. Bernard Rüeger, président de la CVCI. Cette mise à jour stratégique et statutaire doit permettre une gestion plus efficace et plus simple de la CVCI.
La rapide évolution du tissu économique vaudois au cours des quinze dernières années, le changement du profil-type de l'entrepreneur ainsi que l'importance sans cesse croissante des enjeux économiques dans le débat politique nécessitaient de revoir la stratégie de la CVCI, a expliqué M. Bernard Rüeger dans son discours introductif. L'objectif est de mieux profiler encore la Chambre comme plate-forme des affaires et de réseautage, comme centre de réflexion et comme porte-parole des entreprises. En tant que représentante de ces dernières, la CVCI a décidé de recentrer ses priorités politiques sur cinq axes: la fiscalité, l'immigration/intégration, les infrastructures, l'innovation/promotion ainsi que la formation. Elle s'engagera résolument sur ces thèmes.
La réglementation devient chaque jour plus tentaculaire, a pour sa part constaté Mme Claudine Amstein, directrice de la CVCI. Les révisions de la loi sur l'aménagement du territoire, par exemple, s'enchaînent les unes après les autres, au point de confier bientôt les pleins pouvoirs à l'administration. La situation n'est pas meilleure en matière d'initiatives populaires: après celle sur les forfaits fiscaux l'an dernier, il est question le 14 juin prochain d'imposer au niveau fédéral toutes les successions supérieures à 2 millions de francs à hauteur de 20%, soit l'énorme majorité des transmissions de PME familiales. Cet impôt confiscatoire, qui viendrait s'ajouter dans un processus de transition entrepreneuriale déjà délicat en lui-même, compromettrait la survie de très nombreuses entreprises et menacerait des milliers d'emplois, a poursuivi Mme Claudine Amstein.
Plus globalement, c'est toute notre manière de légiférer et de réglementer qu'il s'agit de réévaluer, car les développements technologiques du type Uber ou Airbnb nous y obligent. Sans une introspection à large échelle, qui dépasse les revendications corporatistes et la tendance à vouloir tout régler jusque dans les moindres détails, la Suisse risque de rapidement perdre tous les atouts qu'elle a su forger suite aux programmes de revitalisation de l'économie datant des années 1990. 
L'Assemblée générale s'est poursuivie avec un discours du conseiller d'Etat Philippe Leuba, en charge du Département de l'économie et du sport, qui a adressé le message du gouvernement vaudois. Le professeur Xavier Castañer, professeur de stratégie à la faculté des HEC de l’Université de Lausanne a ensuite conclu avec une conférence sur l'externalisation.

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Fanny Oberson Gross

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