Dans ses prises de positions ou ses actions politiques, la CVCI n'intervient pas dans tous les domaines, mais uniquement sur les sujets qui ont une incidence significative sur l'économie ou qui ont un caractère structurant particulièrement important pour notre canton et notre pays.
Ces principes ont été arrêtés par le Comité de la CVCI le 9 avril 2001. Ils se déclinent en 3 volets :
Dans ses interventions dites publiques (prises de position en vue de votations, fédérales ou cantonales, campagnes de récolte de signatures en vue du lancement d’une initiative ou d’un référendum, toutes activités à connotation politique et largement diffusées sur la place publique), l’engagement ou non de la CVCI et, le cas échéant, son intensité (simple prise de position, actions d’information et de sensibilisation, intervention active dans la campagne, participation à d’éventuels comités, conférences de presse, etc.), sont décidés par le Conseil stratégique, sur la base des critères suivants : intervention uniquement lorsque les sujets ont une incidence, sinon prépondérante, du moins significative sur l’économie et les " fameuses " conditions-cadres ou, à défaut, lorsqu’ils ont une importance considérable sur la structure de nos institutions, comme par exemple les accords bilatéraux, le taux d’impôt cantonal unique, la réforme de l’Etat, la Constitution.
Dans ses activités de lobbying (procédures de consultation, travaux de commissions, actions de sensibilisation auprès des élus, des exécutifs ou des autorités administratives), la Direction de la CVCI, au besoin après consultation du Conseil stratégique, définit les domaines d’intervention, sur la base de critères quelque peu assouplis par rapport à ceux définis sous a) : en sa qualité d’association faîtière, interlocutrice privilégiée de l’Etat, sur le plan cantonal, en tant que membre important d’economiesuisse et de l’Union patronale suisse sur le plan fédéral, la CVCI se doit d’intervenir dans les discussions politiques qui s’ouvrent et sur lesquelles elle est consultée, même si l’impact direct sur l’économie n’est pas primordial (par exemple la formation de base, l’assurance - maladie, l’adhésion à l’ONU, les fonds en déshérence, etc). En revanche, certains sujets manifestement marginaux ou éloignés de son champ de compétences sont laissés de côté (par exemple révision des dispositions sur le divorce, politique d’asile, législation sur les homosexuels).
En ce qui concerne le cas tout à fait particulier des élections législatives (Conseil national et Conseil des Etats sur le plan fédéral, Grand Conseil sur le plan cantonal), la CVCI continuera à encourager de manière générale les chefs d’entreprise à se présenter à de telles élections, afin de renforcer le poids de l’économie dans nos parlements, et se bornera, le moment venu, à attirer l’attention de ses membres sur les candidats représentant l’économie (chefs d’entreprises ou cadres supérieurs d’entreprises en principe membres de la CVCI). On agira de même avec les candidats à l’exécutif cantonal.