Malgré le ralentissement de la croissance, le canton de Vaud continue de bénéficier de meilleures perspectives économiques que la Suisse dans son ensemble. Selon les valeurs calculées par le CREA et publiées par la BCV, l’Etat de Vaud et la CVCI, le produit intérieur brut (PIB) du canton devrait progresser de 1,2% cette année, alors que celui du pays est attendu en hausse de 0,5% par le SECO. Concernant 2011, la croissance est estimée à 2,5% pour Vaud, contre 1,8% en Suisse.
17 janvier 2012 - Dans le canton comme en Suisse, le ralentissement conjoncturel est une conséquence de la crise de la dette et des difficultés économiques dans l’Union européenne (UE), ainsi que de la force du franc. Si la dynamique économique vaudoise reste appréciable, les prévisions s’inscrivent en repli par rapport aux précédentes (octobre 2011: +1,6% pour le canton en 2012, +0,9% pour la Suisse). Une certaine prudence reste en outre nécessaire: une aggravation de la crise de la dette dans la zone euro aurait des conséquences négatives pour l’économie mondiale et donc aussi pour la Suisse et le canton. Dans ce scénario, l’évolution conjoncturelle devrait toutefois rester plus favorable dans le canton qu’au plan national.
Concernant 2011, le bilan est favorable pour les principales branches de l’économie vaudoise, en particulier grâce à un bon premier semestre. Dans l’ensemble, la croissance des secteurs secondaire et tertiaire devrait avoir été marquée (plus de 2%). A noter toutefois que l’hôtellerie-restauration a continué de faire face à des vents contraires, avec un repli marqué (plus de 2%). Cette année, par contre, la situation économique devrait conduire à une stagnation du secteur secondaire (-0,5% à +0,5%), malgré le soutien de la chimie et de la construction. Elle devrait aussi se traduire par une croissance modérée (de 0,5% à 2%) du tertiaire.
L’évolution diffère entre les branches orientées vers le marché domestique et celles qui s’adressent à des clients étrangers. Ces dernières ressentent les effets du tassement de la conjoncture mondiale et de la force du franc. Malgré l’introduction par la Banque nationale suisse d’un plancher à 1,20 franc pour un euro, le cours de la devise helvétique reste élevé et désavantage les exportateurs suisses. Cette situation concerne avant tout l’hôtellerie-restauration et l’industrie des machines, qui devraient connaître un repli de l’activité en 2012. La situation est plus favorable pour l’industrie chimique, avec une croissance attendue à un rythme modéré.
Les activités axées sur le marché intérieur devraient continuer à soutenir la conjoncture suisse et contribuer à atténuer le fléchissement. Cela concerne notamment la construction, les activités immobilières, les services aux entreprises, les transports et télécommunications, ainsi que le commerce. En outre, le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) prévoit qu’une reprise progressive devrait se manifester au cours d’année.
Quatre publications par an
Le PIB est un indicateur essentiel pour évaluer la force et le dynamisme d’une économie. Le PIB vaudois est publié depuis 2009. Pour garantir que cet indicateur soit calculé de manière rigoureuse et transparente, la BCV, l’Etat de Vaud, représenté par le Service de l’économie et Statistique Vaud, ainsi que la CVCI, ont mandaté l’Institut CREA de macroéconomie appliquée de la Faculté des HEC de l’Université de Lausanne.
Depuis 2011, cet indicateur est publié quatre fois par an (prochaine parution: avril 2012). Responsables de l’économie privée et décideurs politiques peuvent ainsi disposer durant toute l’année de données et de prévisions à jour, afin de pouvoir mieux préparer leurs décisions et piloter leurs projets.
BCV : Jean-Pascal Baechler, Observatoire BCV de l'économie vaudoise, Tél. : +41 21 212 22 51
Etat de Vaud, Service de l’Economie : Lionel Eperon, chef de service, Tél.: +41 21 316 63 98
Etat de Vaud, Statistique Vaud : Marc-Jean Martin, chef de projets, Tél.: +41 21 316 29 99
CVCI: Guy-Philippe Bolay, directeur adjoint, Tél : +41 21 613 36 31
CREA – Institut de macroéconomie appliquée: Claudio Sfreddo, chef de projet (pour la méthodologie), Tél : +41 78 880 91 95