L’invité de l'Agefi, lundi 26 juillet 2004
Les chambres de commerce suisses entretiennent des relations avec plus de 15.000 entreprises. Ces entreprises, grâce à leurs interventions inlassables sur les marchés suisse et étrangers, sont à l’origine de la majorité des transactions qui constituent le PIB de notre pays. Sur les marchés étrangers, elles se heurtent à des concurrents qui bénéficient souvent de soutiens efficaces et richement financés par les Etats dont ils proviennent.
Les chambres de commerce sont unanimes: l’appui de la Confédération au développement des relations internationales des entreprises suisses est indispensable. La construction du Business Network Switzerland, réseau suisse de promotion du commerce extérieur, dont l’OSEC est le coordinateur général, doit donc se poursuivre activement; les considérations politiques, bureaucratiques et stériles qui sont apparues en 2003 doivent maintenant faire place à la priorité première: donner aux entreprises suisses un maximum de chances face à la concurrence internationale. Le succès de ces entreprises est indissociable du bien-être national et constitue la condition préalable au retour à une croissance positive durable de notre économie.
C’est dans ce but que les chambres de commerce suisses participent activement à la promotion du Business Network Switzerland. Le réseau a pour composante suisse les dix-sept chambres de commerce, toutes signataires avec l’OSEC, mandaté par la Confédération pour activer ce réseau, d’un contrat cadre de partenariat; le réseau donne accès à treize points d’appuis étrangers spécifiques. Grâce à ce dispositif, les entreprises suisses actives hors de nos frontières peuvent appuyer leurs démarches de développement de marchés sur des partenaires disponibles et compétents, tout en gagnant du temps et en se concentrant sur leurs marchés existants.
La stratégie de l’OSEC relative à la conduite de ce réseau a fait l’objet de réflexions au sein de son Conseil, de même qu’au Secrétariat d’Etat à l’économie (seco). Toutefois, à ce jour, les choix stratégiques proprement dits n’ont pas encore été formellement opérés. Les chambres de commerce suisses souhaitent qu’ils soient faits de manière à ce que tant l’OSEC que le seco trouvent une unanimité d’action. Il en va de la visibilité du réseau, de la crédibilité de l’OSEC comme coordinateur de celui-ci et, indirectement, de leur efficacité à soutenir les entreprises suisses.
Enfin, l’emprise du politique sur la vie de l’OSEC a crû ces derniers douze mois. Si un tel mouvement était prévisible en raison des turbulences vécues en 2003, il est néanmoins urgent de rééquilibrer les forces et d’accroître notablement la présence de l’OSEC sur le marché. Il est certain que les changements intervenus lors de la récente assemblée générale ordinaire, à la présidence (Rolf Jecker remplace le Secrétaire d’Etat David Syz) et à la direction de l’organisation (Daniel Küng succède à Balz Hösly), de même que le renouvellement des mandats des membres du Conseil de l’OSEC, sont des occasions à mettre à profit pour cela.
Les chambres de commerce suisses, la CVCI en tête, comptent bien se faire entendre.
Régis Joly, Sous-directeur CVCI