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L’invité de l'Agefi, lundi 10 juin 2002
Comme chacun le sait, la globalisation des échanges offre des opportunités énormes qui dépassent de loin le seul domaine des exportations de produits. Pour les saisir, une PME doit pouvoir se décider très rapidement en s’appuyant sur des sources d’informations fiables et constamment à jour.
Certain ce souviennent certainement de l’Office suisse d’expansion commerciale (OSEC). Celui-ci a connu une profonde réorganisation l’année dernière et a été rebaptisée Osec Business Network Switzerland. Outre cet aspect cosmétique, il a élargi la gamme de ses prestations. Du classique promoteur des exportations mandaté par la Confédération, il est devenu un réseau privé de conseil pour les entreprises de Suisse et du Liechtenstein, en particulier les PME, qui souhaitent internationaliser leurs activités. La métamorphose de l’Osec a été faite sur la base d’un premier mandat de prestations, étalé sur trois ans, qui lui a été confié par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) en application de la nouvelle loi sur les exportations adoptée par le Parlement en 2000. Ce mandat pourra être reconduit après évaluation des résultats obtenus.Pour permettre aux entreprises suisses de développer leurs activités à l’international, l’Osec coordonne un réseau de partenaires en Suisse et à l’étranger.
Réseau extérieur. A l’étranger tout d’abord, le «réseau extérieur» se compose de postes avancés pour les PME au cœur même des marchés prioritaires: les Swiss business hubs.
Les marchés prioritaires de notre commerce extérieur, c’est-à-dire les pays avec lesquels la Suisse réalise environ 80% de ses activités extérieures, bénéficient désormais de structures d’appui propres, fonctionnant de manière coordonnée, en étroite collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères et le seco. Au bénéfice d’un cours initial intensif de deux semaines au siège de l’Osec, les collaborateurs des hubs remplissent des objectifs précis. Ils constituent des dossiers pays, structurés de manière identique pour tous les hubs, qui comprennent des données concrètes sur les secteurs économiques, le cadre légal, les adresses utiles, la fiscalité, parmi d’autres et qui complètent un dossier exhaustif sur le pays et ses tendances majeures. Ils effectuent donc un travail intensif de networking dans le but d’alimenter la plate-forme d’informations de l’Osec www.osec.ch à l’usage des entreprises en Suisse.
Les hubs ont également pour mission de rechercher, d’évaluer puis de mettre en relation les PME suisses avec des partenaires d’affaires étrangers, sur la base d’un cahier des charges précis défini en Suisse avec un conseiller du réseau intérieur. Présents régulièrement en Suisse, les responsables des Swiss business hubs conduisent aux côtés des conseillers réseau des entrevues personnalisées, afin de discuter directement avec les PME de leurs besoins et des mesures à prendre pour approfondir les actions en cours ou des services à leur proposer. A fin mai 2002, des hubs sont déjà opérationnels à Vienne, Milan, Stuttgart, Chicago, Tokyo, Mumbai et Beijing. D’autres, mais la liste n’est pas exhaustive, verront le jour d’ici la fin de l’année à Paris, Londres, Varsovie, Moscou, Madrid, Dubaï et São Paulo. Et on prévoit d’en ouvrir encore entre quatre et six d’ici la fin de 2003 pour en compter un total de vingt. Sur les autres marchés, du globe, le Business Network Switzerland dispose toujours de points de chute dans les représentations diplomatiques et consulaires helvétiques et dans un certain nombre de Chambres de commerce suisses à l’étranger. Ces structures, bien que plus légères que les hubs, sont aussi reliées au réseau et profitent de toute l’infrastructure en place.
Régis Joly, Sous-directeur CVCI