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Exportations: la nouvelle loi fédérale sera plus dynamique et efficace

L’invité de l'Agefi, mardi 19 décembre 2000

L’important dossier de la promotion des exportations et de la loi y relative est sur le point de trouver une conclusion heureuse: le Parlement a accepté le texte de la loi le 6 octobre dernier, l’administration fédérale a pris ses dispositions pour que les Départements de l’économie et des affaires étrangères collaborent et l’Office suisse d’expansion commerciale (OSEC), qui vient d’accepter la nouvelle mission de promoteur des exportations «nouvelle formule», a entamé une profonde et sérieuse réforme, afin de remplir son nouveau mandat. Mais concrètement, quels changements apporte cette nouvelle loi fédérale sur la promotion des exportations, par rapport à l’ancien texte de 1989, reprenant lui-même les base d’un arrêté de 1927? Il s’agit en fait d’une petite révolution! Elle redéfini complètement le rôle de l’Etat dans cette activité, répondant ainsi aux critiques formulées notamment par les Chambres de commerces en 1997. Alors qu’il était reproché au dispositif actuel et à son promoteur, l’OSEC, de ne pas coller à son marché en fournissant des prestations peu adaptées à une clientèle souvent mal définie, le nouveau dispositif se consacrera essentiellement sur les PME, étant entendu que les entreprises importantes disposent généralement déjà sinon des structures à même de mener un projet de développement à l’international, pour le moins des moyens nécessaire à son financement. Ensuite, et contrairement à ce qui se fait aujourd’hui, le nouveau promoteur des exportations ne devra plus assumer seul l’ensemble des tâches, concurrençant ainsi d’autres acteurs privés du marché, mais, au contraire, devra s’associer avec les autres acteurs de ce domaine. De prestataire exclusif, il devient donc coordinateur de prestations et d’actions ciblées en limitant premièrement les activités subventionnées à trois catégories (l’information, le conseil de base et le marketing de la place exportatrice suisse) et, deuxièmement, en se concentrant sur certains pays dits stratégiques. Pour y parvenir, cette structure, coordonnée et formée par l’OSEC, s’articulera autour de deux réseaux: Un réseau dit «extérieur», comprenant les représentations officielles à l’étranger, ainsi que dans certains cas les Chambres de commerce suisses à l’étranger. Il offrira des points de chutes dans les pays concerné et sera chargé de fournir les informations sur les différents pays à disposition des entreprises suisses. Un réseau dit «intérieur» ensuite sur le plan national qui relayera ces informations aux entreprises Un cheminement inverse étant prévu pour la transmission des projets et questions venant de celles-ci. Ce réseau prévoit d’inclure tous les partenaires actif dans ce domaine qui souhaiteraient être associés, mais principalement les Chambres de commerce et les associations de branches. Ce «réseau intérieur», comme le précédent, s’articule suivant différents degrés de compétences. Les Chambres de commerce comptent participer activement à la mise sur pied de ce réseau en se positionnant, par exemple à l’entrée dans le réseau et en se chargeant du tri des demandes et de l’aiguillage vers les autres partenaires du réseau. De plus, elle se proposent d’exploiter conjointement avec l’OSEC, notamment en Suisse romande, certains des quatre ou cinq centres de conseil régionaux. Ces centres seront chargées, après appréciation globale des projets, soit de leur fournir les informations nécessaires (en questionnant par exemple la base de données développée dans cette optique par l’OSEC), soit d’établir le profil complet du projet avant de le transmettre entre les mains de conseillers spécialisés. Un tel scénario n’est pas totalement utopique. Une collaboration similaire existe déjà depuis plusieurs années dans le cadre du mandat EICS entre les Chambres de commerce de Suisse latine et l’OSEC. D’ailleurs, l’annonce de la fermeture pour le début de l’année 2001 des bureaux de l’OSEC à Lausanne et le déménagement des activités de conseil aux PME dans les locaux de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie sont en fait les premiers actes concrets de la création d’une telle structure mixte de soutien aux entreprises romandes désirant développer leurs activités au niveau mondial.

Régis Joly, Sous-directeur CVCI

 

 

 

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